Le 26 février 2026, EDF a annoncé le succès d’une émission obligataire verte multi-tranches d’un montant total de 2,75 milliards d’euros, confirmant la capacité de l’électricien à mobiliser des capitaux massifs pour financer sa stratégie bas carbone. Fait notable : l’intégralité du produit net de l’émission sera consacrée au financement ou refinancement de projets nucléaires, considérés comme éligibles dans le cadre du Green Financing Framework d’EDF (Revue Économique de France).
Orano vient de signer auprès d’EDF trois importants contrats, d’une durée de 10 ans, pour approvisionner en électricité ses différents sites tricolores. Au total, EDF devrait donc fournir près de 500 gigawattheures (GWh) d’électricité nucléaire par an à Orano, notamment au site Orano Recyclage qui est situé à La Hague, et dont la consommation annuelle est estimée à 560 GWh (Révolution énergétique).
En Roumanie, la société nationale Nuclearelectrica (SNN) a approuvé jeudi 12 février la décision finale d'investissement (FID) pour son projet de petit réacteur modulaire (SMR) de Doicesti. Il s'agit de la première FID pour un projet de SMR en Europe. Après la création en 2022 de la société en charge du projet RoPower Nuclear - la société de projet codétenue par Nova Power and Gas (NPG) et SNN -, puis l'achèvement en 2023 et 2024 des phases initiales des études techniques Feed 1 et Feed 2, c'est une nouvelle étape pour l'énergie nucléaire roumaine (Enerpresse).
EDF craint d'importants manques à gagner dans les années à venir si la France tarde à sortir des énergies fossiles pour passer à l'électricité, alors qu'elle est aujourd'hui confrontée à une surproduction électrique du fait de l'essor des renouvelables et d'une consommation atone. Le géant public français du nucléaire a publié lundi un rapport très attendu sur les conséquences de la modulation, terme technique désignant sa capacité à varier la production de ses réacteurs nucléaires selon les besoins de consommation (AFP).
Le gouvernement prévoit d'investir 200 milliards d'euros dans les réseaux électriques ainsi que l'implantation de nouvelles éoliennes dans les zones qui en sont peu pourvues, a indiqué le ministre de l'Économie Roland Lescure dimanche. La PPE, qui était très attendue, a été dévoilée le 12 février. Elle entend répondre d'ici à 2035 aux enjeux de souveraineté et de décarbonation de la France. Cette troisième PPE acte une relance massive du nucléaire, énergie décarbonée mais complexe à mettre en œuvre, en rupture avec la précédente PPE (2019-2024) qui prévoyait de fermer 14 réacteurs nucléaires. Elle table sur « une optimisation » du parc existant et la construction de six nouveaux réacteurs, avec huit autres réacteurs en option (AFP).
Le gouvernement a déposé plusieurs amendements au projet de loi Dadue sur l’équilibrage du système électrique et les flexibilités, examiné à compter de ce 17 février en séance au Sénat. Parmi eux, une poignée concerne l’équilibre du système électrique. L’exécutif souhaite par exemple préciser les conditions dans lesquelles les producteurs et les consommateurs doivent établir des programmes d’appel (projections d’injection ou de soutirage) ; et étend cette obligation aux stockeurs, sous conditions. Afin de diversifier les leviers dont dispose RTE pour équilibrer le système, il espère aussi « élargir l’obligation de fournir les services de type réglage de fréquence et de tension aux installations de stockage techniquement aptes [à le faire] » (Contexte).
L'Autorité de sûreté nucléaire demande à EDF de revoir certains aspects de la conception des ouvrages de génie civil des deux futurs réacteurs EPR2 prévus à Penly, dans un avis du 28 janvier publié le 30 janvier. Le gendarme du nucléaire estime dans son avis, que le dossier d'EDF, même complété « ne permet pas de conclure à la suffisance de la conception et de la démarche de dimensionnement des ouvrages de génie civil retenues par le projet EPR2 », pour la paire de réacteurs prévus à Penly (Seine-Maritime) (AFP).
Nouveau contretemps pour l'EPR de Flamanville. Le plus puissant des réacteurs français va être reconnecté au réseau électrique national le 9 février à 23 heures, annonce EDF. Soit un mois après le passage de la tempête Goretti qui a mis à l'arrêt la centrale nucléaire normande, située au bord de la Manche. L'électricien public avait initialement prévu un redémarrage de l'EPR 48 heures après le passage de la tempête. Mais il avait finalement dû se résoudre à reporter l'arrêt forcé de l'installation au 1er février. Puis au 4. Et enfin au 9 février (Les Echos).
Le décret fixant le principe de fonctionnement du versement nucléaire universel (VNU) a été publié dans sa version définitive le 5 février. Il est accompagné d’un arrêté relatif à la mention du versement nucléaire universel sur les factures d’électricité. D’autres textes d’application de ce dispositif, qui a succédé à l’Arenh le 1ᵉʳ janvier 2026, sont encore attendus.
Les députés ont commencé mercredi à débattre d'une proposition de loi sur l'avenir des barrages français, censée permettre de relancer l'investissement dans ce secteur stratégique. Mais ces investissements, indispensables pour ces ouvrages parfois vieillissants, sont actuellement empêchés à cause d'insécurités juridiques liées à des procédures de la Commission européenne contre la France notamment sur la position dominante d'EDF dans l'hydroélectricité (AFP).
La prochaine feuille de route énergétique de la France prévoit moins d'éolien terrestre et de solaire que prévu parce que l'électrification avance moins vite que prévu, a déclaré le ministre de l'Économie et des Finances, Roland Lescure, le 4 février. Attendue depuis deux ans et demi, la sortie de ce document stratégique pour les 10 ans à venir a été retardée en raison de divisions politiques sur le partage entre nucléaire et renouvelables, mais devrait être dévoilée dans les prochains jours, selon le ministre (BFM Business).
Le gouvernement a demandé à EDF de prolonger l'examen du projet de vente au groupe américain Mara d'Exaion, sa filiale spécialisée dans le calcul de haute performance. Le projet de cession avait été officialisé le 11 août par la signature d'un accord prévoyant l'acquisition par Mara Holdings, spécialiste du minage de cryptomonnaies, de 64 % d'Exaion pour 168 millions d'euros. Le ministère de l'Économie examine s'il doit autoriser ou non cette vente, au titre du contrôle des investissements étrangers en France (IEF) (AFP/Les Echos).